Vendredi 30 octobre 2009
Madame, Monsieur le Maire,
Je souhaite vous alerter sur la véritable rupture du pacte républicain à laquelle le Gouvernement projette de procéder par deux moyens :
 - les modalités de la suppression de la taxe professionnelle dans le projet de loi de finances pour 2010 ;
- les projets de loi portant réforme des collectivités territoriales.
Alors que, dans la crise, l'Etat demande à nos collectivités d'être à la fois des amortisseurs sociaux et des investisseurs, les projets décodés au sommet de l'Etat visent malheureusement à rogner notre capacité gestionnaire. A la suite des lois de décentralisation, les collectivités sont devenues les principaux investisseurs publics (plus de 73 %) et les principaux responsables des services publics alors qu'elles représentent seulement environ 10 % de la dette publique.
La démarche du Gouvernement témoigne d'une véritable défiance envers les élus locaux et les collectivités territoriales que nous gérons. Au prétexte qu'ils coûteraient trop cher, le gouvernement souhaite supprimer la moitié des élus départementaux et régionaux. Leur rôle au quotidien auprès de nos concitoyens est pourtant essentiel. De plus, faut-il rappeler que le plus grand nombre des 500 000 élus exercent leurs fonctions bénévolement, dans un environnement juridique difficile !
Les autres bouleversements institutionnels proposés (suppression de la clause générale de compétence pour les départements et les régions, pouvoirs coercitifs donnés aux préfets en matière d'intercommunalité, transfert des compétences depuis les communes vers les métropoles ou les communes nouvelles sans transfert équivalent et durable de ressources, etc.) montrent également la volonté du Gouvernement de recentraliser l'organisation des territoires.
Ces projets, s'ils étaient votés, aboutiraient à faire des responsables locaux de simples exécutants du pouvoir central. Les ressources financières de nos collectivités territoriales, avec notamment les modalités de la suppression de la taxe professionnelle, seraient également les victimes de ces projets. Quelques chiffres résument la situation pour les communes et les intercommunalités. Celles-ci perçoivent actuellement 16,5 milliards d'euros de taxe professionnelle. Le produit de la nouvelle cotisation locale d'activité, basée sur les valeurs foncières, que le gouvernement souhaite mettre en place dès 2010, est évalué à 5,5 milliards d'euros. Qu'en sera-t-il des 11 milliards d'euros de pertes fiscales pour les communes et les intercommunalités, qui se trouveront privées de tout lien fiscal avec les entreprises ? …/… C'est bien la disparition de l'autonomie fiscale des collectivités territoriales, et une asphyxie financière que prévoit à terme le projet du gouvernement.
La réforme aboutirait à faire basculer la charge de l'impôt économique qu'est la taxe professionnelle vers la fiscalité pesant sur les ménages qui passerait de 49 % à 73 % du total des recettes fiscales locales.
Sans financements dynamiques, sans véritable pouvoir de décision, ces projets du gouvernement condamnent donc les services publics locaux et portent un coup grave à nos concitoyens.
Que deviendront nos écoles, les transports, les aides sociales, les associations, les politiques en faveur de l'emploi, la formation, le soutien au développement économique, le développement culturel..., si nos collectivités n'ont plus les moyens financiers d'assumer leur mise en oeuvre, pourtant essentielle pour nos concitoyens et que l'Etat, trop souvent, abandonne ?
Pour toutes ces raisons, il est urgent de nous opposer avec fermeté aux projets présentés par le gouvernement dans la mesure où elles condamnent la décentralisation.
En tant qu'élu(e) local(e), vous vous trouvez encore une fois en première ligne. Je vous engage à soumettre à votre conseil municipal la délibération jointe. Elle est la preuve de votre attachement à une décentralisation juste et solidaire, et de votre souhait d'une réforme ambitieuse donnant à nos collectivités locales les moyens de poursuivre et d'améliorer encore leurs missions au service de nos concitoyens.
Je me permets également de vous transmettre la réponse du Ministre de l’Industrie sur la poste. Cette réponse qui se veut rassurante est toutefois inquiétante.
 En effet, même si l’Etat affirme que le capital restera 100% public, la voie est ouverte vers une privatisation rampante. Des précédents ne peuvent que légitimement accroître cette inquiétude. Ainsi la transformation de Gaz de France en SA où l’Etat s’était engagé à ne pas descendre en dessous de 70%, s’est soldée par un nouveau groupe GDF Suez côté en bourse où l’Etat ne détient plus que 35,6% de son capital.
 Et pourtant, Nicolas SARKOZY, Ministre de l’Economie avait déclaré : « il n’y aura pas de privatisation de GDF c’est clair et c’est net ».
J’attire également votre attention sur la présence postale territoriale où le Ministre s’engage sur le maintien des points de contacts mais sans spécifier si ces derniers seront organisés par la Poste, les communes ou les commerces. Nombreux sont les élus qui se sont mobilisés contre le changement de statut et nos craintes restent légitimes.
Le projet de loi va être examiné dès ce mois de novembre par le Parlement, je ne manquerai pas de vous informer de l’évolution de ce texte.
Je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Frédérique MASSAT
Projet-d-lib-r-forme-des-collectivit-s.doc Projet-d-lib-r-forme-des-collectivit-s.doc
Par MASSAT
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Jeudi 8 octobre 2009

 

Frédérique MASSAT et Henri NAYROU se sont opposés à la loi visant à garantir la parité de financement entre les écoles publiques et privées lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence.

Bien que cette proposition de loi montre que le Gouvernement et sa majorité ont pris conscience des difficultés que posait à des milliers de communes l'application de l'article 89 de la loi du 13 août 2004, elle ne satisfait pas les députés ariégeois puisqu'elle met en place un nouveau dispositif dont les fondements idéologiques demeurent très contestables. En effet, en maintenant la parité de financement, le texte porte atteinte au principe républicain d'égalité.

De plus, organiser le financement des écoles privées par les communes de résidence favorise la désertification des écoles rurales et remet en cause la libre-administration des communes. Le groupe socialiste a regretté que la majorité ne soutienne pas son amendement visant à rendre nécessaire l'avis du maire.

Parce qu'ils demandent l'abrogation et non l'aménagement de l'article 89 de loi du 13 août 2004, Frédérique MASSAT, Henri NAYROU et les députés socialistes ont voté contre la mise en oeuvre de l'exode rural. Ils déposeront un recours devant le Conseil constitutionnel.


SaisineCARLE-VersionDefinitive.pdf SaisineCARLE-VersionDefinitive.pdf  

 

Par MASSAT
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Mercredi 7 octobre 2009

Les Ariégeois se sont mobilisés pour défendre le statut actuel de la poste et s'opposer au projet du gouvernement puisque 'au total entre le 28 septembre et le 3 octobre :
 
23038 NON    239 OUI    89 BLANCS.

liste-avec-r-sultats-du-vote1.xls liste-avec-r-sultats-du-vote1.xls



 

Par MASSAT
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Lundi 5 octobre 2009

Frédérique MASSAT, Présidente des Elus Socialistes et Républicains remercie les élus qui ont répondu positivement à sa sollicitation pour soutenir activement les votations citoyennes qui se sont déroulées dans le département du 28 Septembre au 3 Octobre. Dans la quasi-totalité des cantons, les citoyens ont pu s’exprimer. Le changement de statut de la Poste programmé par le gouvernement est la voie ouverte à sa privatisation qui aura des conséquences néfastes sur notre département : l’accélération des disparitions des bureaux de postes dans les communes, le non remplacement des facteurs absents et de façon générale la réduction des moyens sur les zones rurales.

Pour défendre le Service Public de la Poste et se battre pour son maintien en Ariège, les citoyens Ariégeois se sont exprimés et rejettent massivement le projet du gouvernement.

Par MASSAT
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Vendredi 2 octobre 2009









Martin Malvy
 :

 

Réforme de la fiscalité locale et des collectivités :

 

Mise au régime sec des collectivités locales qui seront amenées elles aussi à se désengager alors qu’elles assurent la solidarité, elles sont menacées par une réforme des finances locales ce qui va les obliger à renoncer à un certain nombre de politiques.

Sarkozy n’accepte pas ce qui est contre pouvoir il ne conçoit que l’autoritarisme.

On va arriver à un système où les Elus seront à la fois conseillers généraux et régionaux on est à contre courant de ce qui se passe en Europe.

Mise en difficulté des collectivités pour assurer mission de service public.

 

 

 

Didier MIGAUD :

 

Il faut dénoncer l’hypocrisie du discours de Sarkozy.

 

Situation budgétaire de la France :

 

La France se trouve dans une situation fragilisée à cause d’un déficit et d’un endettement important aux alentours de 8% en 2009. Le gouvernement mène une politique déraisonnable avec une baisse ciblée des impôts.

La fiscalité est de plus en plus injuste et de moins en moins efficace et progressive

Le déficit de l’Etat : 130 milliards d’euros, 20 milliards de déficit de la sécurité sociale, le gouvernement ne maîtrise pas la dépense publique.

La France est confrontée à la crise mais elle a été moins touchée que certains pays car elle a un niveau de prestation sociale et de politique publique plus élevé.

La situation de l’emploi se dégrade de plus en plus car les entreprises jouent sur les CDD et les plans de licenciement on peut remarquer que dans le plan de relance allemand il y a des dispositions qui aident les entreprises à garder les salariés.

Le plan de relance favorise l’investissement mais oubli de soutenir la consommation.

Rattraper par la fiscalité l’impôt sur les rémunérations qui bénéficient d’un statut particulier.

L’Etat joue le rôle d’assureur pour mutualiser les pertes sans être associé aux avantages.

Les banques augmentent les exigences de garanties mais aussi leurs commissions pour constituer leurs marges.

 

Réforme taxe professionnelle :

 

Le coût de la suppression de taxe s’élève à plus de 26 milliards d’euros.

Nicolas Sarkozy s’apprête en fait à supprimer une recette majeure pour les collectivités territoriales : la TP représente 44% des produits de fiscalité locale de l’ensemble des collectivités, plus de 90% des produits de fiscalité locale des groupements à fiscalité propre.

La taxe professionnelle suscite de nombreuses interrogations car ce sont des fonds de compensation qui vont lui suppléer sous forme de dotations.

Il est nécessaire de cibler les entreprises, il n’y a aucune garantie de compensation pour les collectivités territoriales. Les mesures proposées sont trop larges et ne bénéficient que pour moins de la moitié à l'industrie, le reste allant notamment au secteur financier et à la grande distribution.

 

Taxe carbone :

 

Cette taxe n’aura pas les effets écologiques attendus et elle est injuste socialement car les plus vulnérables payeront plus que les riches.

Concernant les effets écologiques : les gros pollueurs, c’est-à-dire les entreprises soumises aux quotas d’émission de CO2 sont exclues du paiement de la taxe. De plus, la consommation d’électricité est exclue du paiement de la taxe.

L’Etat est invité en partenaire à ce programme à hauteur de 6 milliards d’euros.

Le chèque vert ou le crédit sera versé de la même manière au Rmiste comme aux contribuables profitant du bouclier fiscal.

Par MASSAT
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Du 28 Septembre au 3 Octobre : Votation citoyenne face à la menace de privatisation de la Poste

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