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Bienvenue sur le
blog des Elus Socialistes et républicains de l'Ariège,
présidée par Frédérique MASSAT, Députée de l'Ariège
contact:udesr09@yahoo.fr

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présidée par Frédérique MASSAT, Députée de l'Ariège
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Au delà du concept économique, la crise financière est belle et bien une réalité. Convertie en crise économique et sociale, elle touche de plein fouet le quotidien de nos concitoyens. La
mobilisation historique du 29 janvier dernier a parfaitement traduit le profond malaise social qui règne dans notre pays et dans notre département.
A l'heure des plans sociaux, de la montée du chômage (+172 000 demandeurs d'emploi depuis avril 2008 dans le pays, + 594 en Ariège), de la multiplication des situations de précarité et de la
récession, le Président de la République ne parvient pas à redonner confiance aux Français dans sa politique. L'impopularité croissante qu'il subit témoigne de son incapacité à résoudre les défis
engendrés par la crise.
En dépit des plans de relance en pagaille, des déplacements sur le terrain, des allocutions télévisées et du sommet social: les véritables réponses à la crise se font toujours attendre. Pour
cause, malgré ces diverses initiatives présidentielles, rien n'indique un changement de cap. L'ultra-libéralisme, dont tous les spécialistes s'accordent à reconnaître les torts, n'est absolument
pas remis en question. A aucun moment, Nicolas Sarkozy n'a laissé entendre qu'il reviendrait sur la loi TEPA, dont les 15 milliards d'euros qu'elle coute chaque année pour aider les plus aisés
grèvent considérablement le budget de l'État. De même, eu égard aux 360 milliards d'euros injectés par l'État dans le plan de sauvetage des banques, la faiblesse des crédits engagés en faveur des
mesures d'accompagnement social et du soutien à l'innovation laisse songeur...
Du reste, le plan de relance proposé par Nicolas Sarkozy est avant tout centré sur l'investissement alors que la plupart des économistes font le diagnostic d'une crise de la demande.
Investissement qu'il entend avant tout faire porter par les collectivités locales. Or, quand on sait qu'elles réalisent déjà 73% de l'investissement public, il est évident qu'elles ne disposent
pas des marges de manoeuvre nécessaires pour continuer à jouer leur rôle en la matière. D'autant plus si on leur supprime les recettes issues de la taxe professionnelle. Cette recette majeure
représente 44% des produits de fiscalité locale de l’ensemble des collectivités et plus de 90% des produits de fiscalité locale des groupements à fiscalité propre. En faisant porter l'effort sur
les collectivités territoriales, déjà asphyxiées par des transferts de charges de l’Etat et par la diminution de leurs dotations, Nicolas Sarkozy ne fait qu'accentuer le désengagement de
l'Etat.
Et le sommet social du 18 février n'aura pas permis de corriger cette tendance. La préoccupation du pouvoir d'achat et le soutien à la consommation sont certes pris en compte, mais ne
représentent que 14 % du plan de relance ainsi étoffé. Un tel déséquilibre ne peut permettre une sortie de crise fiable et durable.
Pour sortir de la crise, nous exigeons un soutien massif à la demande qui doit passer par une véritable inflexion sociale de la part du Président de la République.
Ce plan massif, global et adapté aux enjeux doit relancer immédiatement le pouvoir d'achat et la consommation grâce à la revalorisation des minima sociaux et des salaires ainsi qu'à une action
sur les prix des biens essentiels (prix du gaz, loyers, baisse de la TVA, etc). La protection des salariés et de leur travail doit être assurée. Le gel des suppressions de postes annoncées dans
la fonction publique est nécessaire. Toutes ces mesures doivent évidemment s'accompagner d'un soutien en faveur des entreprises et de l'industrie tout en mettant en place un nouveau système de
régulation financière afin que ce genre de crise ne se puisse se reproduire.
La mobilisation, pour une véritable relance d'ampleur, équilibrant la consommation et l'investissement, n'esquivant pas la question salariale, va se poursuivre au cours des semaines à venir. Les
élus socialistes ariégeois en seront.
Frédérique MASSAT
Présidente de l’UDESR
Députée de l’Ariège
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